Bien manger pour mieux vivre
Cher lecteur, as-tu bien mangé aujourd’hui ?
Aujourd’hui, nous sommes à la 3ème étape de ce parcours initiatique pour vivre autrement. Allons faire un tour du côté de nos assiettes…
Se nourrir, pour vivre
Nous mangeons parce que nous en avons besoin pour vivre.
Chaque jour nous ingérons des aliments pour nous permettre de faire tourner la « machine » comme un carburant pour une voiture en fin de compte.
Justement, pour ma voiture on m’a déconseillé d’utiliser le sans plomb 85 – E10 parce que c’était mauvais pour le moteur.
Et si ce que nous mangions était mauvais pour le nôtre, de moteur ?
« Ce n’est pas possible de vivre dans un monde où tout est contaminé ! (1)
- Et pourtant, c’est le cas !
- Mais, je ne veux pas sans cesse me demander ce que je peux manger.
- Alors, tu préfères mettre des œillères parce que tu as peur de tout remettre en question ?
- C’est que… comment faire pour vivre chaque jour en se demandant ce qu’on peut mettre dans notre assiette ? C’est une vraie prise de tête… En attendant on ne va pas arrêter de manger !
- Oupsa, en gros tu me dis que tu veux continuer à t’empoisonner car tu ne sais pas quoi faire d’autre ? »
Pour moi, cela ne s’est pas fait en un jour.
Je ne me suis pas levée un matin en me disant « Tiens le bio c’est dans l’air du temps, c’est à la mode et si je dépensais plus d’argent pour appartenir à la communauté des gens qui mangent sainement ! » – il faut imaginer un ton un peu hautain.
C’est ainsi que j’y suis parvenue…
Biologique
Du choix…
Quand j’étais étudiante, j’ai commencé à vivre sans mes parents. J’allais faire mes courses, me faisais à manger. Dès que j’allais au supermarché, je faisais attention à ce que j’achetais surtout prendre « le moins cher ». D’où cela pouvait il me venir ? Je ne rentrerais pas dans une analyse psychologique de mon cas – même s’il y a beaucoup à faire – quoiqu’il en soit je prenais moins cher en bouffe pour dépenser ailleurs. C’est aussi simple que ça, une question de maths.
A cette période-là, il y avait déjà un gros débat autour des OGM.
Pour ceux qui ne saurait pas ce que c’est, les OGM sont des organismes – plante, animal, champignon, micro-organisme – génétiquement modifiés en laboratoire afin de leur conférer de nouvelles caractéristiques. (2)
Rien de bien méchant me direz-vous, la science nous permet d’ « améliorer » l’existant. Pourtant, je me souviens qu’une collègue depuis le lycée militait contre. Pourquoi ? Juste un style, une question de milieu et d’éducation vous croyez ?
J’ai toujours eu la chance de manger à ma faim avec mes parents qui cuisinaient particulièrement bien. A table on nous rappelait régulièrement « pense aux petits africains qui meurent de faim ». En tant qu’enfant, tu te dis mais qu’est-ce que je peux y faire ? Que je finisse ou pas ils n’en auront pas plus… En tant qu’enfant, nous n’imaginions pas que les actes que nous faisions ici peuvent influencer l’autre bout de la planète.
De la facilité…
Les années se sont écoulées et puis j’ai rencontré Abel. Il consommait le bio du supermarché. On a commencé à vivre ensemble et puis pendant les courses on allait dans le rayon bio c’était facile ; et puis il y a moins de pesticides parait-il. Même si à ce moment-là, je ne mesurais pas l’ampleur du phénomène.
Le temps a encore passé…
J’ai appris que le bio en supermarché c’est du low cost (3) pour permettre à tout le monde d’acheter. En fait, c’est une mutation des grosses entreprises pour s’adapter et prendre une autre part de marché. Ils ont toujours un cahier des charges à respecter avec moins de pesticides mais au niveau social et écologique c’est pas tout à fait ça…
Mais alors le bio c’est juste ça : du marketing ?
Du bon sens…
Justement, entre temps, nous avons décidé de boycotter les supermarchés et ainsi éviter de donner notre argent à des multinationales. Nous nous sommes tournés vers les biocoop pour avoir des produits de qualité. Et là, nous avons appris que dans certains produits comme le jambon, les producteurs mettent du colorant ou des conservateurs hyper nocifs pour la santé. Bah oui, si le jambon était gris nous ne le mangerions pas… Et ça, le cahier des charges bio ne le prend pas en compte.
Le bio c’est quoi alors ? Un label, un outil marketing, un gage de qualité ??? Pour nous le bio c’est une manière de vivre. On est bio. On ne veut pas de produits nocifs chez nous. C’est avant tout soutenir des valeurs écologiques et sociales. Au revoir produits chimiques, bonjour à la vie.
Alors, on choisit nos produits.
Je ne vous ai pas convaincu aux vertus du bio ? Faites le test. Achetez une plaquette de beurre de la ferme et une dans un supermarché. Mettez-les au frigo. Attendez quelques semaines et vous verrez.
Local
On s’est dit que c’était bien de manger bio : pour notre santé, l’environnement et les gens. Mais, la pomme achetée sur l’étale du biocoop, d’où venait-elle ? Elle venait du sud de la France… Cette jolie petite pomme rouge acidulée et sucrée avait fait tout ce trajet pour arriver jusque dans nos bouches… A coup d’accélérateur pour livrer à temps le magasin… et là, c’est notre empreinte carbone qui dégringole… L’empreinte carbone c’est une estimation de la quantité de gaz à effet de serre émise en moyenne chaque année dans l’atmosphère dont notre mode de vie est responsable. (4)
Ce qui était assez fou dans cette histoire c’est qu’il y avait un verger bio à 15 km de chez nous… What ?!
Du coup maintenant on passe par le court circuit. C’est un réseau de distribution alternatif. On achète nos produits locaux en ligne et on les récupère. C’est tout comme un drive !
Alors, on choisit nos produits.
De saison
Quand on a commencé à aller au biocoop, le temps des tomates fades en plein hiver était révolu. On a commencé à redécouvrir les saisons…
Comment s’y prennent les industriels pour avoir une tomate en plein mois de décembre à votre avis ?
Il faut savoir que la tomate est une plante tropicale. On arrive à en faire pousser sous nos climats, l’été, sous serre ou non. Pour en avoir l’hiver, il faut soit aller les chercher très loin, ou les faire pousser dans des serres chauffées à fond les ballons. Résultat un bilan carbone pas terrible, et pourquoi ? Faut bien manger pour vivre, non ?
Hep hep hep, en hiver nous avons nos amis les courges : potimarron, pâtisson, butternut, spaghetti, muscade, potiron et cie. En soupe, en tarte, en gratin, il y en a pour tous les goûts !
Bon ok, c’est bien gentil mais on s’en lasse des courges au bout d’un moment. C’est long un hiver. Alors on prend une tomate pour 5 minutes de « plaisir gustatif ».
Hep hep hep, en hiver nous avons aussi les carottes, les blettes, les choux, les poireaux et plein de légumes à redécouvrir.
Et puis, il faut savoir que notre corps est soumis au même cycle que la nature et nos besoins évoluent au fil des saisons. (5) La nature est si bien faite.
Si les industriels produisent et continuent à vendre des tomates en plein mois de décembre c’est parce que nous les achetons…
Alors, on choisit nos produits.

Si nous mangeons pour vivre, dans le prochain article je vous parlerais comment en vivant bien nous pouvons mieux manger…
(1) Le glyphosate répond présent
(2) Info OGM
(3) La face cachée du bio low cost
(4) Bilan Carbone


Je suis ABSOLUMENT COMPLETEMENT TOTALEMENT d’accord avec toi, vous …
Le bio c’est bien beau mais faut pas se voiler la face non plus !!!!!!
J’ai un blog et je parle en parti de ces sujets aussi.
Bonjour Mia, merci pour ton commentaire 🙂 C’est génial pour ton blog et compte bien aller faire un tour dessus très prochainement !