Pourquoi travaille-t-on ?
Bonjour mes chers lecteurs,
Le temps passe vite, je n’ai pas pris le temps d’écrire avant. Pour être honnête j’ai eu du mal à me lancer pour cette rubrique. La recherche d’emploi ou de stage, était presque devenu un sujet tabou tellement cela m’affectait. Encore aujourd’hui j’ai tendance à m’irriter quand on en parle.
En faisant quelques recherches j’ai appris que je n’étais pas la seule à mal vivre mon travail. J’ai notamment découvert un collectif qui a décidé de recueillir de nombreux témoignages de personnes dont le travail est devenu douloureux. (1) De nos jours, on entend parler de « burn-out » ou « bore-out ». On parle du mal être au travail et toutes les maladies développées à cause du stress. Pourtant, il n’y a pas si longtemps j’entendais encore « Le travail c’est la santé ! ». Je vous avoue que j’étais perplexe au début je ne savais plus trop quoi penser. Comment y voir plus clair ?
Pour commencer, vous est-il arrivé de vous poser la question : pourquoi travaille-t-on ? En ce qui me concerne, je viens seulement de me le demander.
Travailler pour gagner sa vie
Il y a plusieurs mois de cela, j’étais en famille. Nous dinions tranquillement, les traditionnels débats autour de la table ne manquait pas à l’appel. En effet ma tante fustigeait que le mode de vie qu’elle avait aujourd’hui n’était pas un choix m’interrogeant moi-même sur mon propre travail.
A la première réflexion, je me suis dit « je travaille parce que j’ai besoin d’argent pour payer mon loyer mais…»
Vous arrive-t-il de vous dire que vous n’avez pas le choix ? Que si vous gagneriez au loto vous arrêteriez votre travail ?
Moi, si j’avais plein d’argent, j’arrêterais de travailler. »
Je me suis alors interrogée sur le sens de l’argent. D’abord l’argent est une invention de l’homme pour pouvoir faciliter les échanges. Finalement l’argent est un moyen pour nous permettre de répondre à nos besoins. D’ailleurs j’aurai même tendance à dire que l’argent est devenu le SEUL moyen d’accomplir nos besoins. Nous payons pour manger des plats tout préparé, nous payons notre eau, nous payons pour avoir un toit sur la tête, nous payons aussi pour être en bonne santé ou même pour trouver l’amour. Heureusement il y a encore un besoin fondamental qu’on ne paie pas : respirer ! – et encore c’est notre santé qui paie très chère la facture des saloperies que nous respirons…
Dans ces conditions, je me suis dit que si j’étais capable de répondre à un maximum de mes besoins vitaux sans avoir recours à l’argent je n’aurai plus besoin de travailler YOUPI 🙂
Cela dit, si demain je pouvais répondre à tous mes besoins toute seule sans travailler quelle serait ma place dans la société ? »
Bah oui c’est bien joli tout ça je ne travaille plus je vis chez moi dans mon jardin et j’entends plus parler de personne ! Mais… tout bien pesé si j’ai envie de partir en vacances ou d’aller au ciné ou même d’aller boire un verre dans un bar avec des gens ? Ce n’est pas à coup de carottes que je vais pouvoir m’intégrer dans la société.
Travailler pour exister socialement
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez rencontré une personne pour la première fois ? Quelle a été la question que vous lui avez posé après vous êtes échangé vos noms ? Allez n’ayez pas peur je l’entends d’ici, vous admettez que le réflexe a été de demander « Et toi, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » – sous-entendu et toi tu bosses dans quoi.
Zut avec ça, je vais quand même devoir travailler alors… »
Si seulement nous pouvions travailler pour faire des choses qu’on aime…
Travailler pour faire des choses qui nous intéressent
Si vous avez fait du latin à l’école, votre professeur vous aura peut-être appris que le mot travail descend du terme trepalium, qui signifie torture.
Hep hep hep je vous arrête tout de suite. Si les dimanches soirs vous allez vous coucher en vous disant « allez demain c’est lundi pas envie d’aller au boulot mais bon c’est comme ça le travail c’est pour nous emmerder ». Eh bien, je dois vous le dire l’argument ne tient plus la route. L’idée reçue comme quoi le mot travail descendrait du mot torture a été démenti par différents linguistes et le club médiapart nous le relate très bien. (2)
Justement je suis sur le coup, je reviens vers vous dès que j’en sais plus…
A très bientôt mes alterlecteurs et pour vous faire patienter je vous invite à continuer votre lecture avec l’article Retour sur les bancs de l’école si vous ne l’avez pas encore lu !

(2) L’arnaque de l’étymologie du mot travail
Pour aller plus loin

