Que la santé soit avec toi !

Salut à toi alter’lecteur, comment vas-tu aujourd’hui ? Es-tu en bonne santé ?

 

Je t’invite à prendre un petit instant pour réfléchir avant de donner ta réponse.

 

 

 

Allez, je me prête au jeu. Pose-moi la question.

 

Comment vas-tu Hélène ?

– Je me sens bien, j’ai le sourire au coin des lèvres. C’est super gentil de ta part de demander !

 

Posons-nous cette question pour être poli et courtois ? Je pense que oui, ça fait partie de notre éducation.

C’est devenu une habitude, à tel point que nous la posons même quand tout semble allez mal…

Lors d’une rupture, d’une maladie « comment tu vas ? » « Bah mal réfléchis ! » c’est ce que la personne en face à envie de répondre.

Quand je demande à quelqu’un comment elle va, je souhaite connaître si la personne est en bonne SANTE.

A partir d’un certain âge, si on pose la même question, on connait déjà un peu la chanson à l’avance « J’ai mal au dos, j’ai dû mal à respirer… » – une tendre pensée à Arlette.

En même temps, je trouve ça plutôt cool quand quelqu’un te pose cette question parce que c’est l’opportunité de prendre ce temps pour faire une introspection, de connaître l’état dans lequel on est. Bon quand la personne te demande, tu ne vas pas passer 3 heures à tergiverser et à raconter tout ce qui se trame dans ta tête mais bon ça permet de connaître ta « météo ».

Ouais en fin ça, ça reste à prouver je vis avec moi-même en permanence je sais très bien comment je vais ! »

Récemment, je n’étais pas bien du tout et je n’en avais même pas conscience… Concrètement c’était un peu le brin* dans ma vie. Un jour, un ami me demande « comment tu vas Hélène ? » J’ai répondu à tout – un long roman comme toujours – sauf à la question… Il a alors réitéré sa question « comment tu vas Hélène ? ». C’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’il y avait une foule de chose qui se passait en moi que je mettais à l’écart.

* expression ch’ti qui veut dire selon le contexte de la merde, du malheur – eh oui j’habite bien le ch’nord !

Cette question qui peut sembler banale à la longue joue un élément clé pour juger de la santé de quelqu’un…

Mais au juste, qu’est-ce que ça signifie la santé ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». (1)

Quand l’argent ne fait plus le bonheur

Pendant longtemps on pensait que le PIB (Produit Intérieur Brut) permettrait de donner l’état général d’un pays jusqu’au jour où M. Easterlin a montré que l’augmentation du PIB ne se traduit pas par une amélioration du bien-être au-delà d’un certain seuil. (2) Depuis de nombreux autres indicateurs ont été développés comme l’IDH (Indicateur de Développement Humain) – j’ai mes vieux cours d’économie qui remontent… ! Nous sommes capables d’estimer le taux de mortalité, de naissance, de maladie, d’alphabétisation et plus encore. (3)

La réalité c’est que la bonne santé de quelqu’un reste subjective. Pourquoi ? Etre en bonne santé c’est être bien dans son corps, sa tête et avec les autres. Quelqu’un de gravement malade physiquement pourra être super bien dans sa tête et vice versa. Et puis qui d’autre que la personne elle-même peut juger de sa santé ?

Connaissez-vous quelqu’un de bien dans son corps, sa tête et avec les autres ? Tout ça en même temps, ça fait beaucoup quand même… !

N’y aurait-il personne en bonne santé ?!

 

Soignons la cause non le symptôme

Depuis quelques années, j’ai remarqué que notre société s’attelait à solutionner des conséquences plutôt que la cause du problème.

 

Nous prenons des produits qui « soignent » les conséquences (symptômes) non la cause du problème. Je pense notamment aux produits minceurs qui font peut être mincir – encore que – mais si la personne continue à trop (mal) manger sans faire d’activité physique, le produit ne servira à rien. Il en va de même pour le doliprane – oui ça fait du bien quand tu es migraineux on ne demande pas mieux que la douleur s’estompe – en attendant l’origine du mal de tête a-t-il été trouvé et soigné ? On peut continuer ainsi…

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne dis pas que toutes ces trouvailles médicales ne sont pas bien. Qu’on se le dise, quand ce jour arrivera, je choisirais la péridurale… !

Ce que je souhaite dire c’est que si on ne cherche pas l’origine de la maladie elle risque de repointer le bout du nez. En plus, on le sait les médicaments sont souvent prescrits avec leur nombreux effets secondaires. Je suis sure que vous connaissez quelqu’un dans votre entourage qui s’est retrouvé avec une maladie pour laquelle il avait besoin de 5 médicaments : 1 pour traiter le symptôme de la maladie ; 1 autre pour traiter le mal de ventre créé par le 1er ; 1 autre pour déconstiper le patient des effets du 2ème et ainsi de suite…

Je dis que c’est dommage.

Jean-Sébastien Borde, président du Formindep, collectif de médecins qui œuvre pour une formation indépendante l’explique : « Dans ce système régi par la rentabilité et la réponse aux besoins immédiats du patient, pas le temps de s’intéresser en profondeur aux origines des troubles du sommeil ou d’une dépression » (4)

 

La santé, un marché déjà pris

Je terminerai cet article par un sujet qui fait polémique en ce moment, le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires. (5) Nous en discutions ce weekend avec mes parents. Il paraîtrait qu’il y ait une rupture de stock fréquente sur le fameux vaccin obligeant les parents (oui parce que les 3 vaccins sont obligatoires donc si les parents ne le font pas ils peuvent avoir une amende et aller en prison) donc obligeant à prendre celui ultra cool combo de 11 vaccins. Qu’est-ce que ça peut faire ?

Déjà, pourquoi une telle rupture de stock ? N’y a-t-il pas une pluralité de labo dans un système capitaliste digne de ce nom de concurrence pure et parfaite ? Manque-t-il les matières pour le faire euh comment ils arriveraient à faire celui de 11 alors ?

Ce qui est curieux c’est que celui de 3 est 3 fois moins cher que celui de 11. Soit rassuré même celui de 11 est remboursé ! – c’est ce que j’ai entendu à la radio ce matin. Ok ça m’a fait horriblement rager – même si je suis vaccinée ! Ok c’est remboursé et il ne faut pas oublié que qui dit remboursé dit payé dans les impôts et complémentaires !

Donc jusqu’à maintenant les labos sont contents ils gagnent plus. Du coup certains se sont manifestés car ça ne leur convenait pas.

… en lien avec les politiques ?

Que fait l’état ?

Quelle solution ? Ça aurait pu inciter les labos à remettre celui de 3 sur le marché mais non c’est tout l’inverse c’est rendre celui de 11 obligatoires comme ça on aura plus le choix.

Notre liberté dans tout ça ?

Pour le bien commun, pour éviter des épidémies. Sont-elles vraiment avérées ? Pouvons-nous bien affirmer que ces vaccins nous soient favorables ?

Je le demande.

 

Que pouvons-nous faire ?

Vivre autrement. Finalement je crois qu’en appliquant tous les éléments des rubriques précédents cela permettra d’être en meilleure santé. Et pour aller plus loin, je vous invite à suivre les prochaines publications.

 

Prends soin de toi et en attendant les prochains articles je te conseille vivement d’aller lire l’article Bien vivre pour mieux manger !

 

Notes

(1) FAQ OMS

(2) Le Paradoxe d’Easterlin

(3) Indicateurs alternatifs du bien-être

(4) Les cinq méthodes de l’industrie pharmaceutique pour nous bourrer de médicaments inutiles

(5) Passage de 3 à 11 vaccins obligatoires : est-ce vraiment utile ?

 

Pour aller plus loin

Les lobbies pharmaceutiques font-ils la loi ?

 

 

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