Pourquoi voyager – autrement ?
Bonjour à toi petit(e) intrépide,
Comment vas-tu ?
Cela fait plusieurs articles que tu dévores et tu es toujours avide d’en lire plus – en tout cas c’est ce que j’espère – pourtant je sens qu’il y a une question qui te taraude !
Tu te demandes comment j’en suis arrivée à ça ?
Ça : ce blog, ces articles, tout ce qui fait qu’on a pu se rencontrer en fin de compte.
Eh bien, depuis que je suis toute petite même avant de savoir parler j’adorai écrire. Boutade amicale que j’adresse à mon papa qui savait faire du vélo avant de marcher 😉
Sauf que pendant très longtemps je ne savais pas sur quoi écrire…
J’ai commencé en voyage…
Haaa, nous y voilà !
Voyager pour (se) trouver…
Au cours de ma licence, je suis partie un semestre en Erasmus à Nottingham – la ville de Robin des Bois. Je racontais mes aventures à mes proches sous forme de petit feuilleton. J’étais plutôt fière et j’aimais faire ça. Il y avait tant à raconter. Des découvertes, rencontres, impressions, émotions. Si loin du train train quotidien, des choses palpitantes à dire…
Deux années plus tard, je partais en stage au Cambodge. Le désir ardent d’écrire était là. J’ai essayé, mon ordinateur allumé sur une table de la guesthouse, c’était là sans réussir à sortir…
Et une fois la routine française reprise, je ne voyais vraiment pas ce que je pouvais raconter…
Voyager pour revenir…
Jusqu’au moment où j’ai réalisé que ce que je faisais au quotidien pour vivre autrement pourrait peut-être aider d’autres personnes à se lancer.
J’ai choisi les différents thèmes que je souhaitais aborder et les ai mis dans un ordre précis – je vous expliquerai les raisons dans un prochain article.
Aujourd’hui, j’ai voulu démarrer le premier article de la rubrique voyage or je coinçais. Pourquoi avoir fait une rubrique voyage ?
J’aurai pu en parler dans la rubrique des loisirs voir du transport ou même dans l’éducation car on le dit bien « Les voyages forment la jeunesse ».
Voyager e(s)t vivre autrement…
Je me suis même rendue compte que voyager autrement c’était tout simplement la mise en pratique de toutes les solutions alternatives. Un exemple ? Etre bien soi-même pour être mieux avec les autres : véridique et s’applique en voyage. Manger local : s’applique en voyage en mangeant les produits de la destination. Et ainsi de suite.
Du coup, écrire sur le voyage ne serait-il pas une redite des autres thèmes ?
Rassure toi, j’ai encore quelques petites surprises dans ma besace. Je compte bien te réserver de belles heures de lecture fascinante 🙂
Ah zuut tu ne tiens plus en place, mon article t’as donné l’envie de repartir rapidos surtout à l’approche de l’été ? Ok on s’arrête là pour l’instant et quand tu reviendras on parlera destinations et astuces à appliquer pour un voyage positif – c’est possible.
L’imaginaire du voyage
En attendant je t’invite à lire cette article que j’ai eu envie de citer à de nombreuses reprises sans trouver le bon moment alors je t’en laisse un extrait à méditer :
L’idiot du voyage
Le touriste est, on le sait, un être rudimentaire, inculte, grossier, superficiel, égoïste, pressé, paresseux, stupide, etc. La langue a d’ailleurs pris acte de ce postulat. Ne dit-on pas « être là en simple touriste » pour stigmatiser, inutile, l’intrus inconscient ou irresponsable ?
Pourtant, cette utilisation hédoniste qu’est la mobilité de loisir repose sans cesse une question fondamentale : pourquoi voyageons-nous ? Pourquoi le faisons-nous encore ? Pourquoi persistons-nous dans cette mobilité, et même récidivons-nous quand nous n’avons plus de terres promises à découvrir ou de pays à conquérir ? Que nous n’avons plus de périls à fuir ou de ressources élémentaires, travail ou nourriture, climats ou lieux sûrs, à trouver ? Alors que nous ne sommes plus ni des nomades, ni des migrants, ni des forains, ni des trimardeurs ou autres itinérants vitalement dépendants, que nous ne sommes plus de ceux que la nécessité ou la tradition poussent au déplacement, pourquoi nous obstinons-nous malgré tout à voyager encore ?
Chacun sa vision du monde
Il fut ainsi un temps, de Montaigne aux curistes du XIXe siècle, où la visée du voyage était d’abord hygiéniste : on voyageait pour sa santé. Et l’on en est maintenant à voyager en craignant de la perdre, prenant parfois d’excessives précautions afin de prévenir les risques de maladie !
De même, côté découverte, est-on passé du plaisir à la peur. Si l’on partait jadis à l’aventure, avec un certain goût de l’imprévu, l’on s’en va aujourd’hui bardé d’informations, de prévisions, de réservations et d’assurances en tous genres. Rien n’est plus désagréable pour cet « aventurier » contemporain, toujours en lien sur le Net, avant, pendant, après, plus jamais détaché, déconnecté, donc réellement éloigné quand il voyage, qu’un imprévu ! C’est qu’un tel incident, échappant à sa prospective, pourrait lui faire perdre son argent, ses liens, son réseau, ou pire : son temps ! Ainsi en va-t-il donc désormais dans une « société malade du temps » (Nicole Aubert, Le Culte de l’urgence. La société malade du temps, Flammarion, 2003) dont même le voyageur de loisir, pressé, stressé, n’a de cesse de retisser une « toile » dont il ne veut plus sortir… » (1)
En attendant les prochains articles, va faire un tour sur le Tour de France des Fermes d’Avenir !
Puis pour t’accompagner dans tes futures vacances, je te propose une vidéo carrément canon des 10 gestes écolo en voyage ainsi qu’un « tripadvisor » écoresponsable pour te guider dans tes choix !


