Vivre mieux avec moins

Bonjour mes alter’lecteurs, parlons bref parlons mieux !

Comment s’est passé votre weekend ? Qu’avez-vous fait ?

J’en profite pour répondre à ces deux questions.

J’ai passé un bon weekend. Déjà, il y avait 3 jours et en plus j’ai fait des activités trop cool. Avec Abel nous avons tenu un stand pour l’association les colibris au festival y’a pas l’feu à Cambrin. La musique était sympa, le festival bien organisé, et les gens présents fort intéressants. Bon ok, on a couru avant, après pour mener la tonne de chose à faire à côté. Je rêve d’un weekend les doigts de pieds en éventail à écrire avec une tasse de thé ou un bon mojito (ça ça dépendra de l’heure ! 😉 )

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça dans la rubrique consommation vous demandez-vous ?

Si vous êtes nouveau sur le site, je vous préviens j’ai tendance à être un peu bavarde concernant ma vie. Ce que vous devez retenir c’est qu’en général je parle de moi pour vous présenter mon cheminement, vous faire comprendre comment j’en suis arrivée à cette réflexion. Puis « vivre autrement » c’est quelque chose de subjectif, de propre à chacun, je n’ai pas fait d’études scientifiques ou de calcul précis pour savoir quelle hypothèse était la mieux ou quel vecteur était le meilleur. Je pense ne pas être la seule à vivre ce que je vis au quotidien. C’est pourquoi je souhaite partager avec celles et ceux qui pourraient s’identifier et ainsi les aiguiller dans leur propre parcours.

Si vous êtes des lecteurs assidus, j’espère que ma description ci-dessus correspond bien à ce que mes derniers articles vous inspirent !

Allez c’est parti…

Faire sa part

Un précept

Comme je vous disais, ce weekend nous avons tenu un stand pour l’association les colibris.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette association je vous invite à lire l’article « Où tout commença » ou alors à garder votre imagination en éveil car je vais vous raconter une histoire :

Un jour, dit la légende, il y eu un grand feu de forêt. Tous les animaux apeurés se sont enfuis loin de l’incendie.

Maintenant, tendez bien l’oreille. Entendez-vous le doux chant d’un oiseau ?

Oh, voyez-vous ce que je vois ?

Une légende

Un petit colibri qui va jusqu’à la rivière pour prendre quelques gouttes dans son bec et les déposer sur le feu. Jusqu’au moment où un tatou – atterré par sa démarche – lui dit « colibri t’es pas fou c’est pas avec ça que tu arriveras à atteindre le feu ! ». Le colibri lui répondu tout naturellement « je sais, mais je fais ma part. »

Pour certains la légende va plus loin car tout un groupe de colibris vint se joindre et ils arrivèrent tous ensemble à éteindre le feu. La forêt pu ensuite reverdir.

C’est ainsi que j’ai présenté l’association aux personnes qui sont venues sur notre stand et qui ne la connaissait pas. Je leur ai ensuite expliqué que cette histoire s’applique aussi à nous en tant qu’être humain dans notre quotidien.

Face aux difficultés que nous rencontrons, nous pouvons choisir de fuir la réalité ou alors de faire notre part. Chacun peut faire sa part, et au fond j’en suis sure que chacun la fait déjà. Cela peut être en triant ses déchets, en éteignant la lumière en sortant de la pièce ou en achetant local. Prenez le temps de penser à votre vie. A quoi avez-vous pensé ? Soyez-en fier.

L’association initiée par Pierre Rabhi représente pour moi un moyen de mettre en lien tous ces petits colibris qui font leur part partout où ils sont.

La sobriété heureuse

Un style de vie

Faire sa part c’est aussi accepter et mettre en pratique le principe de sobriété heureuse.

Sobriété heureuse, quézako ?

Pour moi c’est de me dire que je suis bien dans ma vie même si je n’ai pas le dernier iPhone. La (non) consommation, nous y voilà…

Quand j’étais au collège et au lycée, j’ai été dans la spirale de la mode : avoir un East pack (comme Toulemonde), avoir un iPod (comme Toulemonde), avoir un portable (comme Toulemonde), un jean slim (comme Toulemonde) et ainsi de suite. Le truc c’est que ça ne s’arrêtait pas. Quand tu viens tout juste d’avoir ton super sac à dos East pack, tu te rends compte « zut maintenant faut porter un sac en bandoulière ». Lorsqu’on vient de t’offrir un iPod, tu t’aperçois que c’est dépassé et qu’il faut un iPod touch. Ensuite tu viens d’avoir ta première cabine, bah justement c’est déjà une cabine alors tu dois passer rapidement au portable clapé puis à clavier puis tactile etc. Puis quand tu commences à porter des slims, c’est déjà trop tard tout le monde porte des pantalons colorés ! Je vous invite à regarder une petite vidéo d’animation que je trouve super bien faite. (1)

Mais au fait, c’est qui Toulemonde ?

Un choix

Un jour, dit la légende, il y eu une grande invention : la société de consommation. Les entreprises créaient des produits standardisés à des couts très bas pour revendre à des prix très bas. Fantastique, car Toulemonde pouvait enfin acheter ! Même si Toulemonde n’avait pas les moyens, les banques elles permettaient de tout acheter. L’économie était relancée. Au début, c’était beau, c’était chouette. Toulemonde a pu acquérir sa première voiture, son premier lave-linge, puis la télé et le téléphone. Et là, les entreprises ont commencé à s’inquiéter maintenant que Toulemonde est tout équipé il ne va plus acheter ! C’est ainsi qu’il a fallu créer de nouveaux produits, de nouveaux besoins tous fondés sur l’obsolescence programmée. Même si son produit pouvait durer 10 ans, Toulemonde rêvait de s’acheter la nouvelle version. Ce qu’il fit au bout d’un an et demi.

Le problème dans ce système c’est qu’il reposait sur la croyance qu’une croissance illimitée était possible… C’est là qu’un incendie éclata. Les forêts commencèrent à être décimées pour le bien de la consommation de masse…

Toulemonde est en quelque sorte comme les animaux apeurés qui se sont enfuis dans notre légende là-haut. Toulemonde a fui la réalité et la responsabilité des problèmes environnementaux et sociaux que sa consommation engendrait.

Pour demain

Jusqu’au jour, où un petit colibri commença à se demander ce dont il avait vraiment besoin pour vivre heureux. Ce dont il avait besoin il pouvait le fabriquer lui-même. Ce qu’il ne pouvait pas faire il allait le prendre sur le marché de l’occasion proche de chez lui ou confectionné de manière artisanale.

Jusqu’au moment où un tatou – flippé par sa démarche – déclara que cette idée était de la folie (manquerait plus qu’on aille toucher le béret bleu des paysans aussi !).

Comme deux fois n’est pas coutume… Le colibri lui répondu tout naturellement « je sais, mais je fais ma part. »

En fin de compte j’aime beaucoup l’image du colibri. A chaque fois que je souhaite échanger sur mes idées, je reviens inlassablement à cette légende. Je ne me souviens pas du jour exact où j’ai commencé à sortir de cette spirale infernale de la consommation, ça c’est fait graduellement j’imagine. Bye bye frustration de je t’ai et ne te veux plus car ton objet jumeau vient de sortir. Aujourd’hui, je me sens épanouie et reconnaissante de ce que j’ai.

Vous croyez que ce n’est pas possible ?

Je vous invite à écouter l’émission Grand bien vous fasse ! que je trouve particulièrement pertinente !

Commencez par aller voir les conseils proposés par Yves dans l’article Petit Manuel des bonnes pratiques d’Internet !

Vous avez aimé cet article, et avez envie d’échanger avec des colibris alors rendez-vous sur notre page Facebook.

A bientôt.

 

Notes

(1) The life of stuff

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