De la société à la vie en collectivité

Lecteurs, et si nous parlions de la vie en collectivité ?

J’espère que vous allez bien.

En ce qui me concerne, je me sens mieux aujourd’hui. Les batteries étaient à plat depuis quelques jours…

Le printemps et le soleil sont là, je mange à ma faim, j’ai 7 heures de sommeil par nuit, je pratique des activités revigorantes. Et pourtant… je me sentais FA-TI-GUEE !

D’où cela peut-il venir ?

Les facteurs ne manquent pas… Le travail, le stress, les tâches de la maison, ce rythme effréné qui fait que l’on a plus de temps pour soi… Et puis, il y a les interactions humaines…

Comment ça, tu mets ta fatigue sur le compte des autres ?

Yahouza, laissez-moi vous expliquer.

Mécanisme de dominance

Notre vie est régie par l’énergie.

Nous dormons pour avoir l’énergie de vivre et tenir toute la journée. En fonction de la qualité de la nuit, nous gagnons plus ou moins d’énergie.

Nous mangeons pour donner l’énergie nécessaire à notre corps de faire ce qu’on lui demande. En fonction de la qualité de la nourriture, nous ingérons plus ou moins d’énergie.

Jusque-là, vous me suivez ?

Et si maintenant, je vous disais que nous interagissons avec les autres pour avoir suffisamment d’énergie et compenser notre fatigue. En fonction de la qualité de la relation, nous obtenons plus ou moins d’énergie.

Comment ça ?

Prenez un moment pour penser à votre quotidien. Il y a tant de raisons d’être fatigué. Avec le manque de temps, on ne cherche pas forcément l’origine de cette fatigue.

Réfléchissez un instant, vous est-il arrivé d’être en super forme, avoir bien dormi, bien mangé, fait du sport et puis là vous tombez sur une connaissance qui vous a complètement miné ? Ou alors, est-ce que vous avez déjà été dans le creux de la vague jusqu’au moment où vous rencontrez une personne qui vous a littéralement reboosté ?

Bah c’est comme ça quoi, il y a des gens qui donnent la pêche parce qu’ils ont la joie de vivre et puis d’autre non !

James Riedfield parle de mécanismes de domination pour acquérir de l’attention auprès de notre entourage. (1) Cet écrivain en identifie 4 différents :

L’intimidateur

attire l’attention en faisant peur. Il maintient sous pression son entourage par la crainte de remarques embarrassantes, de réactions coléreuses voire d’explosions de fureur. Ce type de personne envahit l’espace afin que les regards soient tournés vers lui en parlant sans arrêt et/ou fort. Il a tendance à donner des ordres, à être sarcastique et selon les cas, violent.

La personne en face donne de l’énergie lorsqu’elle rentre sous l’emprise de l’intimidateur.

 

L’interrogateur

relève tous les points faibles. Il cherchera à déstabiliser les autres en les critiquant  et en soulignant bien les erreurs commises.

Dans ce cas de figure, plus la personne en face essaiera de se justifier et plus elle donnera de l’énergie à l’interrogateur.

 

L’indifférent

va capter l’attention en rejetant les autres. Il va jouer sur le désintérêt, le manque de disponibilité, le rejet et la dissimulation. Ces individus intériorisent leurs peurs, leurs angoisses et leurs doutes. Face aux conflits, elles vont se détacher, voire fuir la situation. Le dialogue deviendra à ce moment impossible.

Ici, la personne en face donne son énergie lorsqu’elle se met à la place de l’indifférent.

 

Le plaintif

Se sent persécuté. Il pense que personne ne l’aime. Il lui arrive toujours des problèmes et on doit l’écouter se plaindre ou le consoler pendant des heures.

La personne en face donnera son énergie quand elle culpabilisera de ce que le plaintif lui dit.

 

Finalement, ce qu’il faut comprendre ici, c’est que nous sommes tous amené à évoluer dans différentes postures en fonction de ce que nous avons vécu et des situations que nous vivons. Il n’y a pas un profil mieux ou moins bien que les autres. Le tout c’est de prendre conscience du mécanisme dans lequel nous sommes.

Par ailleurs, nous devons rester vigilants pour nous adresser aux autres sans leurs « voler » leurs énergies. Si dans votre entourage quelqu’un utilise l’un de ses mécanismes, vous pouvez désamorcer une situation énergivore en mettant en avant sa conduite.

Par exemple, vous vous promenez et arrivez sur un sentier avec une maison en bout de route. Là, le propriétaire de la demeure vous voit et commence à vociférer « qu’est-ce que vous fichez ici ? ». Pour éviter d’envenimer les choses, vous pouvez lui demander en retour « pourquoi êtes-vous en colère Monsieur ? ». Ce type de réponse a tendance à faire prendre conscience à son interlocuteur l’attitude qu’il a et ainsi de le ramener dans une posture plus ouverte à la communication. Ainsi, vous pourrez échanger de manière plus productives.

Qui ne rêve pas d’un monde où tout le monde peut vivre ensemble ?

En attendant, je vous propose de faire un petit retour sur l’article Où tout commença… si vous ne l’avez pas encore lu !

 

Notes :

(1) Redfield, James (2013). La Prophétie des Andes. Paris : J’ai Lu, 315 pages.

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