Vivre autrement, qu’est-ce que c’est ? – Partie 1

Cher lecteur, lectrice,

J’espère que vous allez bien en ce lundi grisâtre. En ce qui me concerne, je profite de cette journée pour vous expliquer la signification de l’expression «  Vivre Autrement » à Alternatibong.

Hep, hep, hep, je vous vois venir vous là-bas. Les grands connaisseurs, les p’tits sceptiques, vous êtes sur le point de fermer cet onglet que vous avez ouvert presque par inadvertance, vous vous dites « encore une écolo qui va nous bassiner avec ses idées de bobos hippies ! ».

Et si vous lisiez jusqu’au bout ? Allez, prenez le risque, il se pourrait bien que toutes vos croyances s’en retrouvent chamboulées… Dans le pire des cas, vous aurez passé quelques minutes à lire un texte fort sympathique ! 😉

Vivre autrement, un cheminement

Scolaire

Aujourd’hui, j’ai 24 ans, j’ai commencé à travailler il y a moins d’un an en tant que cadre dans une petite boite – il manquerait plus que je vous dise que l’école cherche à nous mettre dans un moule et tout le stratagème y est !

Justement, je vais remonter un peu avant dans le passé pour que vous compreniez.

J’ai eu une enfance plutôt classique – telle que la société actuelle le conçoit.

Au niveau scolaire, je n’ai jamais eu de difficultés particulières. A l’évidence puisque j’avais des notes correctes, je n’ai jamais redoublé et que j’étais « prédestinée » aux grandes études.

Par contre, quand j’étais toute petite, je me posais des questions existentialistes : « Mais pourquoi on est là ? ». Je me souviens que mon père me répétait sans cesse « Qui suis-je, où vais-je mais dans quel état j’ère ! » dès qu’il me voyait songeuse.

Je n’avais eu aucun décrochage jusque-là. Puis, ma 1ère année post-bac,  je me suis réorientée 3 fois. A mes 20 ans, je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie ! J’ai fini une licence en langues étrangères avant d’aller en école de commerce. Ce n’est pas le hasard qui m’a conduit en école de commerce. En effet, ce commençais à me laisse guider en pensant bien qu’au bout du compte ça me servirait… Je suis allée à l’école de La Rochelle. J’ai eu un peu de mal à m’intégrer ; des étudiants  « bien moulés ». Et là, une porte s’est ouverte : le MBA Stratégie du Développement Durable. J’ai foncé droit dedans !

Mes chers camarades, j’espère que vous lirez ces quelques mots. Je tiens à vous remercier pour la sincérité, l’exemplarité et l’accompagnement humain inestimable que vous avez su m’apporter. J’ai découvert qu’il était possible d’accepter et d’assumer sa différence.

Professionnel

Mais…

En fin de compte, à la fin de mon diplôme, je n’étais guère plus avancée. Euh, mais quel boulot pourrais-je bien exercer ?

En plus les déceptions de mes différents stages et de mon service civique ne m’avaient pas franchement aidé à trouver ma vocation.

Si j’ai eu la chance que mes parents puissent me payer mes études et subvenir à tous mes besoins, j’avais quand même grandement envie de pouvoir « voler » de mes propres ailes !

J’ai été prise pour un poste de chargée de projet dans une entreprise qui réalise des déclarations écotaxes. « Ça touche à l’environnement tout de même. Et puis, tu as un salaire et un statut à la hauteur de ton diplôme comme ça. »

J’ai donc commencé à travailler. Je pars de chez moi à 8h le matin, prends le train, le métro, puis je fais ma journée de taf, je rentre à 19h30, fatiguée, stressée. La routine métro-boulot-dodo a bien failli montrer le bout de son nez. Non seulement, je n’aime pas ce que je fais de la journée mais je vois bien qu’autour de moi je ne suis pas la seule à ne pas me retrouver dans ce système…

 

Vivre autrement, une découverte

Personnel

Dans le même temps, j’avais développé une réelle passion pour le jardinage. Au cours de mes études, j’ai rencontré Maxence – blond au charisme et à la prestance digne d’un politicien. Il avait si bien compris le système qu’il pouvait en gravir tous les échelons pour en être à la tête. Et pourtant, ce sont ses tableaux Excel sur le compagnonnage – technique de jardinage qui consiste à cultiver des légumes et plantes qui s’entraident – et son schéma de jardin qui m’ont intrigué. Ni une, ni deux j’ai acheté un bouquin puis un autre. C’était incroyable de découvrir tout ce dont la nature était capable. Là, sous nos yeux, sans même le voir !

A la fin de mes études, je suis allée dans le nord (oui oui par choix !).

Pour les Nordistes qui me suivent, j’espère que vous ne prendrez pas mal tous mes petits piques. Au travers de tous mes écrits, j’espère bien mettre à l’honneur votre région si accueillante !

Par le jardinage

Je suis arrivée à Hazebrouck ville qui a vu naitre les 1ers jardins ouvriers – et qui a le plus gros cornet de frites ! Les jardins ouvriers, mais qu’est-ce que c’est ? Des jardins pour les ouvriers ? Et bien non, ce sont des parcelles accessibles pour tous les amis de la terre – et aussi pour ceux qui aiment boire un p’tit coup. Quelques semaines après avoir emménagé dans notre nouvel appartement, j’ai vu à quelques pas de chez nous l’écriteau : « Parcelles libres, contactez-nous ». Il ne m’a pas fallu longtemps pour signer un contrat de location. Je ne vous le cache pas, les jardiniers ne s’attendaient pas à voir une jeune femme sur leur terrain. Ils pensaient que j’allais déserter aussi rapidement que j’y étais venue.  Pour moi, cela ne faisait aucun doute : j’adorais avoir les mains dans la terre !

photo de Nicolas Montard

La suite

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1 réponse

  1. yves dit :

    La citation  » Qui suis-je, où vais-je mais dans quel état j’ère !  » me parait incomplète.

    Il me semble que c’était : Qui suis-je ? où vais-je ? où cours-je ? mais dans quel état j’erre ! 🙂 😀

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