Slow life : et si vous aussi vous aviez besoin de ralentir sans le savoir ?
Après plusieurs mois d’absence, je suis heureuse de vous présenter ce tout nouvel article sur la slow life. Un quizz développé par l’ADEME et ID,L’Info durable vous attend en fin d’article.
D’un mode de vie effréné…
Un engrenage dangereux
Après 3 mois d’absence, me voilà inspirée et prête à vous écrire.
L’année 2017 et le début d’année 2018 ont été très difficiles pour moi. Avec un peu de recul, c’était peut être bien un burn-out dont on parle tant. Certains proches m’ont dit que j’en faisais un ou que j’en avais fait un. Je disais que non… Comment serait-ce possible d’ailleurs ? En début de carrière et si jeune ?
Et pourtant laissez-moi vous compter cette période de ma vie.
Je me levais le matin difficilement au point de repousser au maximum mon réveil jusqu’au moment où je me disais que je n’avais plus le choix « il faut y aller l’argent ne va pas rentrer tout seul« . Bien que j’avais une version gentille de l’apocalypse pour me sortir de cette situation, ça n’arrivait jamais. Puis, je me préparais en vitesse pour rejoindre mon train et le métro direction le bureau.
Une journée devant un écran à gérer la pression du travail, des deadlines – anglais oblige – , des exigences clients, des exigences du patron, de l’humeur des personnes du bureau, etc. La journée je ne m’arrêtais pas, je m’accordais bien quelques pauses… enfin des pauses durant lesquelles je regardais le téléphone, les mails perso, les courses, les tâches administratives et bien sûr le blog et ma création d’entreprise.
Le soir venait et rebelote la course pour aller au métro, au train pour arriver au plus vite à la maison où les activités ménagères occuperaient ma soirée – quand je n’étais pas au potager…
Au détriment de sa santé, de sa famille…
Je n’ai pas d’enfants et je me dis bien souvent que les parents sont des surhumains qui arrivent à organiser tout ça…
Et puis, j’ai compris. Les parents ne sont pas des surhumains – bon ok un peu quand même – mais ils sont surtout humains tout comme moi et épuisés par ce rythme effréné… Et tout comme moi à la fin de la journée ils aimeraient ralentir mais c’est impossible. Ils aimeraient un peu de temps pour eux mais c’est impossible.
Arrivé à ce stade, plus rien n’était synonyme de détente. La fatigue et le stress se sont installés. Ma bonne humeur et ma facilité à vivre s’étaient envolées. Mon couple a bien failli voler en éclat et ma santé mentale avec…
Le 30 avril dernier j’ai passé mon dernier jour dans mon ancienne entreprise. On aurait pu croire que tout aller rebasculer à la normale…
Un cercle vicieux dont il n’est pas si évident de s’extraire
Après quelques semaines loin du bureau et des écotaxes, mes migraines hebdomadaires étaient toujours bien là. L’angoisse et la volonté de toujours faire plus plus plus étaient en fait encore trop ancrées en moi.
Finalement il aura fallu que je trouve un endroit calme pour commencer à retrouver ma sérénité intérieure. Et surtout la rédaction de cet article qui m’a fait prendre conscience du cercle vicieux dans lequel j’étais et ce dont j’avais besoin pour m’en sortir.
Dans cette société de la vitesse, la slow life s’est avérée pour moi une réponse à un besoin vital de mieux-être.
Et vous, avez-vous besoin de ralentir ?
Un quizz développé par l’ADEME et ID,L’Info durable vous attend en fin d’article.
… A un mode de vie au ralenti
Qu’est-ce que la slow-life ?
Le mouvement Slow a été initié dans les années 80 par un journaliste gastronomique qui fonda en Italie le Slow Food en opposition au « fast-food ». Aujourd’hui, le Slow s’étend à tous les domaines : slow tourism, slow management, slow cosmétique, slow school, slow city, slow sex et plus encore.
Vous vous demandez toujours ce qu’il y a derrière ce terme de « slow-life » ?
La slow life invite à vivre intensément l’instant présent, ralentir en douceur pour repenser ses priorités et accorder du temps à ses essentiels : prendre le temps de vivre, savourer les plaisirs simples, renouer avec soi même, partager de jolis moments avec ses proches, se déconnecter régulièrement, s’ouvrir au monde, consommer responsable et durable, bien manger. La slow life c’est chercher à épurer son quotidien pour y voir plus clair et se simplifier la vie. C’est reprendre les rênes de son existence en accordant plus de temps et d’énergie à ses priorités et améliorer ainsi sa qualité de vie. » Définition proposée par laslowlife.
Forcée de constater que ce n’est pas parce que je vivais à 100 à l’heure que je vivais tout à 100%.
Si vous aussi vous êtes toujours à planifier ce qu’il y aura après au détriment de ce qui se passe ici et maintenant, il est peut être grand temps d’envisager la slow life comme un nouveau mode de vie…
Un quizz développé par l’ADEME et ID,L’Info durable vous attend en fin d’article.
Comment ralentir sa vie quand tout va toujours plus vite ?
Repenser son quotidien
De nos jours, il est presque impensable de dire à quelqu’un « oh bah ce weekend, je vais prendre du temps pour moi », « oh bah je n’ai rien prévu, je pensais ne rien faire ». Il est tellement plus « cool » de dire « je peux pas, j’ai des choses prévues tous les weekends sur les 6 prochains mois ! ».
Et si dans ce flow ininterrompu, vous vous accordiez de vraies pauses ?
Action 1 :
Bloquer 1 heure dans son emploi du temps chaque semaine pour s’accorder un moment de liberté pour penser, se recentrer et se détendre.
Moi j’ai commencé par m’accorder 5 minutes matin et soir où je vais m’installer dans mon coin zen et je n’y fais rien en particulier juste je profite du beau temps quand il est là, du carillon qui chante, et j’écoute ce que ça évoque en moi.
Action 2 :
Installer une plante, des photos ou même s’offrir un coussin lombaire au bureau.
La qualité de vie au travail est essentielle et moi je me suis aménagée un bureau à mon image !
Action 3 :
Se reconnecter avec la nature en allant se balader chaque semaine dans un parc, dans la forêt ou dans un lieu qui permet d’être en contact avec l’environnement.
Chaque jour, je vais faire un tour dans mon potager/verger et je vais me promener régulièrement en forêt.
Action 4 :
Faire le point sur ses envies profondes pour éviter de se surcharger d’activités pour cette nouvelle année.
On aimerait pouvoir tout faire, tout vivre or ce n’est tout simplement pas possible ! Il faut donc faire des choix et établir des priorités. Mon nouveau credo c’est : « Faire moins, mais mieux » et du coup je m’autorise à faire les choses plus lentement, un vrai régal.
Action 5 :
S’organiser en cuisine : préparer des plats le weekend qui pourront être utilisé la semaine (congélation, bocaux…).
En ce qui me concerne le maraîcher de la maison continue à nous approvisionner régulièrement en fruits et légumes qu’il faut parfois cuisiner le soir même. J’ai également découvert l’application toogoodtogo et j’ai tendance à improviser mes repas. J’ai tenté les menus à la semaine ça avait plutôt tendance à me stresser. Je prépare quand même des plats en plus grosse quantité pour pouvoir les congeler ou faire plusieurs repas avec.
Action 6 :
Faire des todolist réalistes !
On a tous tendance à prévoir des listes démesurées de choses à faire. Résultat on bloque souvent sur tout ce qu’on n’a pas fait au lieu de constater tout ce qu’on a déjà fait. Alors j’ai décidé de faire des listes plus petites à la journée et d’écrire dans mon agenda les choses moins urgentes à ne pas oublier.
Action 7 :
Ne pas se laisser embarquer par le rythme des autres et mettre des limites à son entourage (qu’il soit pro ou perso).
Nous n’avons pas tous les mêmes envies, il est important de savoir identifier ce dont on a besoin pour pouvoir respecter son propre rythme.
Quand la technologie se met au service du « sans technologie »
Un des gros freins à la slow life reste indéniablement la technologie. Certains préconisent d’arrêter les écrans au moins 2 heures avant de se coucher. Je crois surtout qu’il ne faut pas se culpabiliser et ne pas tomber dans des excès.
Des applications ont notamment été développées pour nous accompagner à ralentir :
Forest : pour être accompagné à décrocher
Space : pour déterminer son profil et se donner des objectifs en termes de temps d’utilisation du téléphone et du nombre de déverrouillage
Petit bambou : pour faire faire des méditations guidées
Action 8 :
Enlever les notifications de son téléphone et ordinateur qui viennent troubler notre attention et déranger nos moments de repos.
Cela fait bien longtemps que j’ai stoppé les notifications dérangeantes proposées par le téléphone et ça évite clairement de perdre sa concentration à la moindre sonnerie ou vibration.
Action 9 pour le fun :
S’accorder un slow.
Eh oui le syndrome du tout vite affecte même la danse de nos jours. De quand date ton dernier slow ?
J’aimerai beaucoup pouvoir échanger plus longuement et individuellement avec vous.
Vous savez quoi, je vous réserve une surprise et si vous commentez cet article en donnant votre résultat du quizz et vos engagements slow pour la rentrée, vous serez les premiers à qui je partagerais cette surprise !
Alors, slow life : êtes-vous prêt à ralentir ?
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Références
Emission des idées pour demains de France Inter
Le site spécialisé dans la slow life




Après avoir répondu il semblerait que « Vous êtes un fervent adepte de la « slow life » … pourtant je ne dirai pas ça du tout ! Je n’ai pas compris comment le questionnaire est traité ^^
L’inconvénient avec ce genre de quizz c’est qu’on a tendance à répondre ce qu’on aimerait faire ou être plutôt que ce qu’on fait réellement. L’avantage c’est que ça nous montre un objectif à atteindre.
En quoi ce n’est pas du tout ça pour toi ?
Est-ce que les actions que je propose dans l’article te sont utiles ?
J’apprécie énormément ton article…
Peg et moi relatons souvent le manque de temps qui se pose avec 3 enfants en bas âge mais regrettons en rien notre choix…lol
On se compare souvent à des machines avec les multitudes de choses à faire chaque jour et les listes de taches toujours de plus en plus grandes.
Heureusement, les sourires des enfants nous aident à surmonter cette pression et aller de l’avant…
Jose
merci Hélène 🙂 , je me reconnais dans ton texte. c’est exactement ce que j’essaie de faire et faire-comprendre autour de moi. bon retour ici, biz kiki